Tracez une ligne de démarcation sur toute la longueur de l'île de Manhattan, et vous obtenez le West Side et l'East Side. Le West Side bénéficie d'un avantage considérable : il a longtemps détenu le monopole de la musique. Ce quartier a abrité le Carnegie Hall, Tin Pan Alley, le Cotton Club, le Copacabana, le Birdland, le Lincoln Center, le Studio 54 et le SOB's. Mozart, les comédies musicales de Broadway et le rock y prospèrent. Le bebop et le disco y ont quasiment vu le jour. Tout comme le merengue, la salsa et le reggaeton. Arturo Toscanini, Charlie Parker, Billie Holiday, John Lennon, Sid Vicious, Tina Turner, Bruce Springsteen, Paul Simon et Tupac ont tous vécu ou joué sur la rive ouest de Manhattan.
Lorsque Bond No. 9, parfumeur officiel de New York, a décidé de rendre hommage à ce quartier, nous savions que le parfum que nous créerions se devait d'avoir une dimension musicale. West Side est une eau de parfum d'une mélodie envoûtante qui trouve l'équivalent olfactif des sonorités musicales dans sa composition riche et ondulante, ses rythmes vibrants, ses harmonies, sa tonalité – et bien sûr, ses notes. Qu'elles soient aiguës ou graves, sombres ou lumineuses, douces ou vives, les notes sont l'essence même de la musique et du parfum.
On s'est demandé : quel est le son de « West Side » dans James Bond 9 ? Serait-ce la version de « Twilight Time » par les Platters ? Le Concerto pour piano n° 2 de Liszt ? « Begin the Beguine » de Cole Porter ? La Rhapsody in Blue de Gershwin ? « Koyaanisqatsi » de Philip Glass ? Ce ne sont que nos intuitions qui sont en jeu. Un parfum, comme une musique, est sujet à interprétation. Chacun y perçoit une mélodie qui lui est propre.