Avant de devenir Riverside Drive, c'était une falaise surplombant l'Hudson. Au XIXe siècle, elle fut aménagée en une route sinueuse qui se remplit rapidement d'immeubles d'appartements imposants et de demeures cossues. Moins chargée d'histoire que la Cinquième Avenue ou Park Avenue, Riverside Drive possédait un atout unique : une vue imprenable sur l'Hudson, avec le New Jersey (et le reste du pays) qui se dessine à l'horizon. De ce point de vue exceptionnel, on a conscience – comme nulle part ailleurs à New York – que Manhattan est une île à part entière, un monde à part. Le continent américain se profile à quelques centaines de mètres à l'ouest. Bordée d'arbres, Riverside Drive s'est depuis longtemps forgée une réputation de bastion pour les familles, dont beaucoup étaient issues du monde du théâtre, des arts et de l'université (Columbia est à proximité). Aujourd'hui encore, c'est un quartier à l'esprit libéral, avec une touche d'originalité.
C'est un intellectuel aisé, un homme d'affaires influent qui s'épanouit au rythme effréné de la ville. Il s'informe auprès de Bloomberg et de la BBC, et ses costumes viennent de chez Paul Stuart. Certes, il a réussi, mais à sa manière, en marge de la société.
Riverside Drive est un parfum masculin classique revisité. Il s'articule autour de notes traditionnelles herbacées, boisées et mousseuses – comme le basilic, le bois de cèdre et la mousse de chêne – auxquelles s'ajoutent des accords aquatiques contemporains – fruits d'eau, violette et ananas – qui lui confèrent une fraîcheur vivifiante. Sans oublier le patchouli et le santal, pour une touche de sensualité.