À la tombée de la nuit, Noho s'illumine. Ce quartier est le cœur culturel du centre-ville. Le Public Theater y a élu domicile, tout comme l'Astor Place Theatre et l'Amato Opera Company. Sans oublier les restaurants et les bars branchés : Noho Star, Joe's Pub, Pangaea. Et dans cette enclave où l'insomnie active est un art de vivre, deux institutions de Noho restent ouvertes toute la nuit : Tower Records, installé dans trois immenses entrepôts ; et Crunch, le club de fitness, où gymnastes, acrobates et jongleurs viennent s'entraîner à 3 h du matin. C'est du théâtre. C'est une scène.
Alors que d'autres se détendent à la nuit tombée, celle qui porte Nuits de Noho est en pleine effervescence. Son style est résolument actuel, sûr de lui, audacieux et sensuel. Pourtant, elle n'oublie jamais d'être élégante.
Certains parfums sont dits « de peau » ; ils se fondent à merveille avec la chaleur naturelle du corps. Nuits de Noho, aux notes douces de musc et de vanille, en fait partie. Ce parfum avant-gardiste est aussi une gourmandise contemporaine. On est d'abord saisi par une bouffée de bergamote, quintessence des agrumes. Puis, le bois de rose et le jasmin viennent adoucir la fragrance. Mais c'est une touche persistante de patchouli, comme un trait de vodka ou de gin, qui confère à Nuits de Noho une élégance urbaine à la fois espiègle et sensuelle.